Bas-ventre et point faible, dans l'obscurité et en suspension, définition : Etat d'un corps divisé en fines particules qui sont mêlées à un fluide sans qu'il se produise une dissolution. Non pas condescendant sur la chair grelotante et des peaux et des cuisses en sur-place quand quelque chose d'autre se passe avec la tête ailleurs. Parfois le coup les spasmes massés proches et parfois au loin animaux rares observateur. Requin visuel en attente. Ailleurs, corps en sport et non ceux des sportifs, un certain corps de femme, vulnérable, puissance animale à évaluer, inconnue encore, pas de définition donnée, roulements, moments, par moments coordonné, un rythme qui nous est étranger encore et dans lequelle elles peut-être sont entièrement car cela communique avec autre chose dans ces corps.
Une ligne pour une silhouette et une ombre pour un volume lisse qui, même lorsqu'il n'est pas tranché ouvert, sonne creux. Un fil (à couper le beurre ?) vient faire deux corps, mitose à notre échelle en douleur devenue point. Schéma hors des schémas. Papiers, post-it à poils ou la matérialité cellulaire, sexuelle, vient s'abstraire par humour. Noir graphite que le faire a laissé surgir et a su amener encore ailleurs un peu plus loin. Jamais conciliant avec la maîtrise et parfois une rage en accident.Underbelly, de Trine Lise Nedreaas, galerie Eva Hober, 5 mai au 16 juin.
récapitulation, de Killoffer, galerie Anne Barrault, 5 mai au 16 juin.



Le titre - Worker Drone Queen - reprend les trois catégories d'abeilles pour en faire une seule proposition. Les artistes ont su être les trois à la fois. Le papier peint de la Wiener Werstätte repris par Mai-Thu Perret, à l'entrée, une ruche, les cellules sont de petits vaisseaux spatiaux ovnis. Drone, c'est aussi le Drone state of mind, le bourdonnement, la vibration des sens. C'est la sensation qui se dégage de la vidéo "Nuclearama", la bombe vue par des extra-terrestres légèrement décervelés. Les "rama" sont de retour (voir
Passant, voyageur, vous êtes venus sur les lieux et attendez : le bateau, l'éclaircie, les autres passants, les petits événements. Vous êtes là et vous êtes ailleurs, l'humidité monte, les gouttes tombent sur la tôle de plastique, vous voyez la vapeur, la buée, mais ce n'est qu'un mur gris et sec. Le lieu est là en absence. Vous regardez votre carte, vous cochez les villes où vous êtes passé, vous regardez ce point sur la carte et voyez le ciel, la lumière y était douce, ou crue, ou nocturne. Des mots se tissent entre ces lieux du monde où vous avez marché, des mots comme des hiéroglyphes effacés, à demi. Reviennent, à la surface de votre mémoire, les noms et les matières du sol comme vous reviennent les titres des livres et leur forme interne globale, remodelée par l'expérience indirecte, ce que vous en avez dit à d'autres et ce que d'autres en ont dit. Puis c'est le trop plein, le spectacle qui vous saisit, la voix qui vous incite et des lucioles agacées, vous êtes aussi le nouveau touriste et émerveillé vous devez être.
Mon morceau, morceau, trituré et planté partout, mon crâne, fluo, ma peau de front, grains de remou et terreau gorgé de poussière et trace laissée fondue traînée de suinte ; sous les barreaux mes poils mes cheveux mes cellules mes croutes mes amas de cellules mortes mes pores ouverts détachés ; des limaces mes limaces mes laitues mes baves momifiées ; mes morceaux détachés mes nez fouillent l'odeur de la colle de la terre ; des sexes mes sexes bing bang boum couleurs patatra rose vert fluo, bleu fluo, dix kilos de cheveux collés, ça pousse, ça pousse, les pores de ma peau et les pores des champignons sous terre avec un oeil seulement ; trente semaines sans se laver râcler la production avec une cuillère et nourrir le chat ; brancher la cervelle les restes la putréfaction machine à rêver ; pellicules de la pierre de la peau du plastique pellicules, poils collés ; momies, cadeaux déjà pourri ; enterré.

