Samedi 29 mars 2008
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Amarres
1)Des sphères noires, des plantes vertes, un sachet d'oranges, un conteur, des musiciens improvisant, des danseurs qui surtout ne dansent
pas (c'est has been), collez le tout, étalez-le pendant 1h30 au minimum, et dégustez à la sauce parisienne.
2)Des laptops, des projections, des textes wikipédia où on colle "Suisse" à la place de "Irak", des treillis, des cables tendus un peu
partout, des danseurs qui surtout ne dansent pas (c'est has been), un peu de fausse provoc, appuyez sur play et dégustez à la sauce "les intellectuels parlent de la guerre, c'est in".
1)Garder les 15 minutes du début, sombres, lancinantes, d'une grande force, et raccourcir la suite à 20 minutes.
2)Garder le son et le diffuser sur internet.
D'autres vues plus (ou moins) enthousiastes :
1)
sur Fluctuat
sur Paris-Art
2)
sur Festivalier
sur Images de danse
par F. G.
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Vendredi 25 janvier 2008
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Amarres
Attendre qu'il se passe QUELQUE-CHOSE. Quand est-ce que ça commence ? Est-ce que ça a déjà commencé ? Où est ce que ça va se passer - se passe ? Où sont - qui
sont les danseurs ? Une foule dans la fosse, une vague qui remonte les étages, une vague qui redescend, brouhaha. On s'observe, on commence à s'observer. Ils ont ouvert une salle, mais il ne s'y
passe RIEN. Qu'attend-on à la place du rien ? Y-a-t-il encore une place pour ce rien ? Le rien devient sans-rien. Qu'a-t-on tant besoin de consommer ici ? Puisqu'on a payé, puisqu'on est
près à recevoir, puisqu'on est près à être passif. Une matière grouillante et passive en attente, se déplaçant avec lenteur dans des courants assez peu curieux. Lumières s'éteignant :
frémissement, quelques-uns guettent, d'autres ont déjà oublié. Lumières se rallumant : alternativement les ampoules reliés aux minuteurs et réactivés éventuellement. Le doute : faudrait-il ne
plus attendre ? Etat relié dans le tout, état ouvert, état de corps en alerte. Rumeurs. Circulation. Action clé du SPECTACLE : entrer dans la salle, s'installer sur les gradins face au
miroir de soi. Attente. Envahissement de la SCENE. L'état dure jusqu'au lendemain, et hors les murs.
Anne Vigier/Franck Apertet, X-event 0, festival Faits d'Hiver, Micadanses.
Article sur Images de danse
par F. G.
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Vendredi 14 décembre 2007
publié dans :
Amarres
La plus belle salle dans l'exposition The Third Mind, au Palais de Tokyo, est celle où se côtoient les oeuvres de Robert Gober, Toba Khedoori et Laurie Parsons. Une salle cubique ou presque
cubique, face à face deux immenses dessins de Toba, gravés dans la cire qui a retenu les poils, les poussières. Est gravé un tas de cubes, pavés. En face, une structure (métallique ?) les
barreaux, cubes évidés debout, (dans les jardins d'enfants ?).
Les papiers suspendus sont immenses, les dessins grands. Sur les deux autres murs de la salle, encore face à face, d'abord un lavabo-évier, fait main, blanc, mat, trop agrandi, gauche, deux trous
pour les deux yeux pour les deux arrivées d'eau chaud et froid séparés (on ne peut faire du tiède qu'en bassin). Inquiétante étrangeté. En face un double évier-lavabo qui s'étale comme son
ombre et se renverse.
Au centre de la pièce, scultpure-débris de Laurie, vieilles planches, terre, tissus, canettes, humus, fagot de détritus d'une maison refaite à neuf.
par F. G.
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