Mardi 11 mars 2008
publié dans : Les lieux défaits
*soir 1 (11114672)

suite dynamique pour-suite
entête de caractère.
babillonnage étalé.
entre / et entre ////
l’orée (et...)
cascade asséchée
les coquilles vides

échoué

empreinte en l’air         échouées

sur le plat / sur le sol / celui du bas / en bas du haut
humidité les plâtres s’écroulent
charnière. charnier(es).

éclaircie(s). s ? (  ) ?  (s) ?
une seule au moins suffit
le suffixe c’est mon orteil, le petit.

côté droit, celle de droite se bouche doucement
côté gauche, celle de gauche se bouche doucement
marée des liquides, flanc droit, flanc gauche ( flanc droit, flanc gauche )

suppression. sous-pression. cendres.
par F. G. ajouter un commentaire commentaires (0)   

Lundi 10 mars 2008
publié dans : Les lieux défaits
*jour 1

mousses / copeaux / bois
écorce grouillante mobile/ assuré du temps / mousson
bois / racines / ponts
ruisseaux des mains.
mousses.
humus.

direct / assombri / la tangente se rebute aux coins.
cent coins.
prie car c’est là. Charge !


    / mon corps=tronc mort écrasé sur le béton glacial.
    froid
    / mon corps=statue mollets en avant.

engourdie...bave des larmes. cuisse pincée coincée.
la joue qui tombe, dents crispées pour joue molle.
lèvres / décrispe ! / lèvres / barrière / lèvres / décrispe !
    --circulation du point de crispation--

boyau qui bat comme une artère
doigts de pied / collés / et / re / recollés

chair de poule sur dos rond

point de l’os : hanche      point de l’os : épaule        longue trachée

avaler / ravaler / ravaler /  ra / ra /  gl / ravaler
poumons dans mon dos.


    / mon corps=hérisson
    / mon corps=perméable
    / mon corps= Ballon !

Couverture de mon corps dans :
            et dans :
dans cet objet là qui alors peut passer
            passer à / être passé / être donné /
elle dit : les objets bourrés ! bourrés ! boursouflés.
aussi la feuille / corps / coquille devient plein
    devient corps de transition.
                                le corps-re lai (d).

jusqu’à : recorporisation...recorporation...recorption...de tous les objets
par F. G. ajouter un commentaire commentaires (0)   

Vendredi 7 mars 2008
publié dans : Les lieux défaits
Au sein de la masse, chaque individu reçoit le numéro qui lui revient. Le système de fichage devient performant, les individualités s’effacent et adhèrent à leurs coordonnées chiffrées. La refonte des définitions et prédictions sera bientôt effective. Chacun des corps n’est plus qu’avatar normé. Le processus de disparition est authentifié. Le réseau gère les particularités interchangeables. Les lieux se vident et s’absentent. Les résistances corporelles doivent recourir à des confrontations-tests au réel. Les derniers soubresauts cèdent à l’auto-uniformisation.
par F. G. ajouter un commentaire commentaires (0)   

Mardi 15 janvier 2008
publié dans : Les lieux défaits
Je suis une pomme de terre dans l'espace vide.
par F. G. ajouter un commentaire commentaires (0)   

Lundi 10 décembre 2007
publié dans : Les lieux défaits
pas très actif en ce moment, quand est-ce qu'on s'y  remet...?


les carnets c'est bien aussi


ou pas l'envie- pas le besoin - ou pas envie , y'a plus de mots qui trottent
par F. G. ajouter un commentaire commentaires (0)   

Mercredi 14 novembre 2007
publié dans : Les lieux défaits

Rien de doux encore, à l'attente disposée, chênes qui perdent.  Dormance d'hiver, commencer à préserver ce qui commence à se décrépir.  Ce qui s'effiloche les lieux peut-être et ne plus savoir entre quelques éclairs ce que c'était, de plus en plus il ne reste rien, confusion et surtout l'étrangeté et du vide. Ce qui a existé, rien, des passages sans consistance dans l'étendue des jours et des nuits, sans voir ces jours et ces nuits peut-être et maintenant voir chaque heure et chaque heure avec angoisse, chaque journée une bulle mal mise à profit, sans organisation, sans productivité, sans rentabilité aujourd'hui trop tard et chaque heure devrait être utilisée, compter. Chaque heure dans la crispation de ce qui ne se fera pas, de ce qui s'installe.

par F. G. ajouter un commentaire commentaires (0)   

4

Les villes et les signes. 4.

De tous les changements de langue que doit affronter celui qui voyage dans des terres lointaines, aucun n'égale celui qui l'attend dans la ville d'Ipazie, parce qu'il ne touche pas aux mots mais aux choses. J'entrais à Ipazie un matin, un jardin de magnolias se reflétait dans une lagune bleue, moi-même j'avançais entre les haies assuré de découvrir de belles et jeunes dames au bain : mais au fond de l'eau, les crabes mangeaient les yeux des suicidées la pierre au cou et les cheveux verdis par les algues.

(...)

Italo Calvino, Les villes invisibles.

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