Lundi 31 mars 2008
publié dans : Les lieux défaits
plus mais...ils vont pas... la présence, je sais pas comment on peut, mais sans être vraiment, cette personne en sorte, et à ce moment là, ligoter très longue, espèce de continuité, les indications, réinvestir l'espace, prétextes, pas reconnus, parler de ce qu'on avait déjà fait, pas là encore, la nuit, on la voyait pas, deux ou trois passages, le rapport de fiction, besoin de voir, privilégier le sol, sclérosant, fait des actions, quelque-chose pour en haut, toute seule, une personne, essayer essayer essayer, liste, se re-servir de, actions de groupe, une action pour une action, les mêmes d'autres non, justement physiquement ta main, caler quelque chose, sans rien voir de la forme, enlever la couche de représentation, je suis sûre, oui à la fois oui, sorte de représentation, limite à pas franchir, déplaçons ça, comment on l'amène,
fantôme, seau, eau, jambes très bien, mourir plus tôt, parler tout seul, idem dehors, donner manger iguane, chaud ok, cri de l'une, type d'évolution, peut être, presque mou, attention, climat, le gel du jeu, fixité avec toujours, tornade, robe dépotoir, miroir, bois, brancher, cave, action, buée emballage impôts dinosaures, butagaz, modeler bosseler, rêve est fini, perroquet, paysage trainer un corps, surface dernière fois s'extraire, allonger attention trop loin vite nécessaire, pied devant barre noire territoire.



(afm-prim)
par F. G. ajouter un commentaire commentaires (0)   

Samedi 29 mars 2008
publié dans : Amarres
1)Des sphères noires, des plantes vertes, un sachet d'oranges, un conteur, des musiciens improvisant, des danseurs qui surtout ne dansent pas (c'est has been), collez le tout, étalez-le pendant 1h30 au minimum, et dégustez à la sauce parisienne.
2)Des laptops, des projections, des textes wikipédia où on colle "Suisse" à la place de "Irak", des treillis, des cables tendus un peu partout, des danseurs qui surtout ne dansent pas (c'est has been), un peu de fausse provoc, appuyez sur play et dégustez à la sauce "les intellectuels parlent de la guerre, c'est in".

1)Garder les 15 minutes du début, sombres, lancinantes, d'une grande force, et raccourcir la suite à 20 minutes.
2)Garder le son et le diffuser sur internet.

D'autres vues plus (ou moins) enthousiastes :
1)
sur Fluctuat
sur Paris-Art
2)
sur Festivalier
sur Images de danse
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Dimanche 23 mars 2008
publié dans : Amarres
La corde rouge se lève, amarée par un lourd fauteuil en bois sculpté. On entre dans l'espace de présentation des objets, c'est un cabinet de curiosités, c'est un musée. Une récolte. Le geste de couleur est venu se poser, rite lent et méditatif, sa trace. La pâte pigmetée, qui ne craquelle pas encore, reste comme pluie dans les creux offerts par les pierres couchées. Geste funéraire, action en caresses des mains du passé qui ont sculpté. Liquide venant dans les porosités, épousant la surface cachée. Dans les vasques le bloc d'aquarelle en attente, posé. Offrandes. Sur l'autel les empreintes digitales, le toucher de désir, sur la cloche en verre aussi vers les métaux fondus endormis. Le cri est silencieux et n'est plus que marionnette vide. Les caisses du voyage viennent d'être ouvertes et découvertes et touchées. Dans une de ces caisses il médite seul et invente des parcours lumineux dans l'espace à présent vide. C'est un pont entre vestiges et lumières agressives d'aujourd'hui. Lumière du jour passé s'effaçant et révélant dans la trace photographique les objets du rite. Farandole à la vie morte.

Sarkis, Les trésors de guerre sont-ils sacrés ?, galerie Jean Broly.
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Mercredi 19 mars 2008
publié dans : Les lieux défaits
*jour 3 bis.

où est-il? où est-il ?
où est-il ce corps que j’avais ?
comme il n’est plus mien ; ou moi en dehors, ou moi éparpillée dans chaque CELLULE de ce corps,
comme il n’y a plus de peau, comme il n’y a que de l’air, comme il n’y a plus que des atomes
c’est ma conscience atomisée dans mes atomes et dans les atomes autour des atomes.
la globalité la sensation (mais "sensation" est trop localisé) je me heurte à quelque chose qui refuse de m’y replonger pour le traduire en mots.
plus de voix
plus de puissance musculaire du diaphragme pour expulser l’air, l’énergie ne peut plus être directionnelle sur le réseaux des muscles puisqu’elle est partie dans chaque cellule où, dans chaque cellule, elle bouille sur le mode VIBRATOIRE.
par F. G. ajouter un commentaire commentaires (0)   

Lundi 17 mars 2008
publié dans : Les lieux défaits
*jour 2 bis

tensions / tirer tirailler / torsader
noeud-milieu
noeud-cou
filet de pêche
boucle
ARC
masses
aplats sur certaines parties du corps. sous-tendre entre.

doigt divisé
long long doigt
 articulation / immobiles / grincent.
une cellule qui impose sa dictature
une cellule qui crie moi moi
un point évident essentiel


mon corps = une cellule qui crie moi moi


sommet-noeud-pic

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Samedi 15 mars 2008
publié dans : Les lieux défaits
*jour 1 bis

mon corps = méduse échouée
mon corps = bouchon dans la tempête
mon corps = virgule.



sieste ....
    mon corps = huit = frisson = son ======> 2 anneaux-circuit

presque froid un peu chaud
                sour...............cils
                 .        .
                  .        .    = jaune pâle
                   .               .
                       nez .     .          



ta................lons
.                    .
 .                  .         = fuchsia
  .                .
   nombril .


                        pau..............mes
                        .                       .
                          .                    .       = vert pâle élastique
                            .                 .
                               glotte   .

cour d’école le préau.




c’est la limace / sarcophage
traction
tout à coup passage d’une main
ÉVEIL
pas senti arriver pas senti parti
la sensation dans le contact
éveille la sensation de la présence qui devient lointaine mais re-ssentie
décollé
vue de haut
le traçage du sol / le battement / balayer
sentir vos deux présences mais très éloignées une très longue distance

champignon dans le grand espace
le champignon se lève
fripé tiré
cou tendu : la ridicule.
colimaçon
c’est pour quitter la mue / pied cauchemar / l’étranger bout de mon corps
mon sac mort

par F. G. ajouter un commentaire commentaires (0)   

4

Les villes et les signes. 4.

De tous les changements de langue que doit affronter celui qui voyage dans des terres lointaines, aucun n'égale celui qui l'attend dans la ville d'Ipazie, parce qu'il ne touche pas aux mots mais aux choses. J'entrais à Ipazie un matin, un jardin de magnolias se reflétait dans une lagune bleue, moi-même j'avançais entre les haies assuré de découvrir de belles et jeunes dames au bain : mais au fond de l'eau, les crabes mangeaient les yeux des suicidées la pierre au cou et les cheveux verdis par les algues.

(...)

Italo Calvino, Les villes invisibles.

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