Mercredi 18 octobre 2006
publié dans : Les lieux défaits
Géant reflet flagrant te hante et te rejette : et nous devant ensemble partout, au ciel sans le temps du dernier mot, derrière la surface modelée ensemble, regards perdus, histoire ancienne, dommage. Pour cette surface fugace, louvoyante, mes minutes et mes heures, ensemble, partout et en un point que la pierre reflète. Sans retour le grain passe, dommage, belle ou hideuse image, image oubliée, double doublé, passée sans regret subit. Reste, que te reste-t-il, reste, ici rien ne se passe, l'été séché dans nos pores, nous partout et sur la pierre qui reste.
par Florence ajouter un commentaire commentaires (0)   

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Les villes et les signes. 4.

De tous les changements de langue que doit affronter celui qui voyage dans des terres lointaines, aucun n'égale celui qui l'attend dans la ville d'Ipazie, parce qu'il ne touche pas aux mots mais aux choses. J'entrais à Ipazie un matin, un jardin de magnolias se reflétait dans une lagune bleue, moi-même j'avançais entre les haies assuré de découvrir de belles et jeunes dames au bain : mais au fond de l'eau, les crabes mangeaient les yeux des suicidées la pierre au cou et les cheveux verdis par les algues.

(...)

Italo Calvino, Les villes invisibles.

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