Mercredi 14 novembre 2007
publié dans : Les lieux défaits

Rien de doux encore, à l'attente disposée, chênes qui perdent.  Dormance d'hiver, commencer à préserver ce qui commence à se décrépir.  Ce qui s'effiloche les lieux peut-être et ne plus savoir entre quelques éclairs ce que c'était, de plus en plus il ne reste rien, confusion et surtout l'étrangeté et du vide. Ce qui a existé, rien, des passages sans consistance dans l'étendue des jours et des nuits, sans voir ces jours et ces nuits peut-être et maintenant voir chaque heure et chaque heure avec angoisse, chaque journée une bulle mal mise à profit, sans organisation, sans productivité, sans rentabilité aujourd'hui trop tard et chaque heure devrait être utilisée, compter. Chaque heure dans la crispation de ce qui ne se fera pas, de ce qui s'installe.

par F. G. ajouter un commentaire commentaires (0)   

4

Les villes et les signes. 4.

De tous les changements de langue que doit affronter celui qui voyage dans des terres lointaines, aucun n'égale celui qui l'attend dans la ville d'Ipazie, parce qu'il ne touche pas aux mots mais aux choses. J'entrais à Ipazie un matin, un jardin de magnolias se reflétait dans une lagune bleue, moi-même j'avançais entre les haies assuré de découvrir de belles et jeunes dames au bain : mais au fond de l'eau, les crabes mangeaient les yeux des suicidées la pierre au cou et les cheveux verdis par les algues.

(...)

Italo Calvino, Les villes invisibles.

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

30 ou 31

Novembre 2007
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30    
<< < > >>

3

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
faire un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus