Les villes et les signes. 4.
De tous les changements de langue que doit affronter celui qui voyage dans des terres lointaines, aucun n'égale celui qui l'attend dans la ville d'Ipazie, parce qu'il ne touche pas aux mots mais aux choses. J'entrais à Ipazie un matin, un jardin de magnolias se reflétait dans une lagune bleue, moi-même j'avançais entre les haies assuré de découvrir de belles et jeunes dames au bain : mais au fond de l'eau, les crabes mangeaient les yeux des suicidées la pierre au cou et les cheveux verdis par les algues.
(...)
Italo Calvino, Les villes invisibles.
nous avons en commun henri darger, tout de même
Je suis moins séduit par Yann Delacour...Ultralab m'intéresse mais je suis sceptique...
mais de jolis coup de coeur
je découvre votre blog
tres chouette