Dimanche 8 octobre 2006
publié dans : Les lieux défaits
Au monde je me jette et dedans et enfer. Reste, ma bête, mon os, tordre ton cou ne me sers plus, je travaille dur maintenant, rudement, un serpent sauvage. Un serpent en cage, il pue, mais qui reluit comme diamant, écaillé contre fiente. Anneau par anneau ravalant sa salive, pire : elle s'endort. Elle l'ignore.
Le crin, le froid, m'ouvrir ne me tiens plus, tu n'es que pierre maintenant, salement, la cage bien rangée. La gorge bien rangée, suintant, t'enflant comme boue, joue d'enfant.
par Florence ajouter un commentaire commentaires (0)   

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Les villes et les signes. 4.

De tous les changements de langue que doit affronter celui qui voyage dans des terres lointaines, aucun n'égale celui qui l'attend dans la ville d'Ipazie, parce qu'il ne touche pas aux mots mais aux choses. J'entrais à Ipazie un matin, un jardin de magnolias se reflétait dans une lagune bleue, moi-même j'avançais entre les haies assuré de découvrir de belles et jeunes dames au bain : mais au fond de l'eau, les crabes mangeaient les yeux des suicidées la pierre au cou et les cheveux verdis par les algues.

(...)

Italo Calvino, Les villes invisibles.

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