Lundi 11 juin 2007
publié dans : Les lieux défaits
Des humeurs, et une colonne vertébrale plate, la chaleur de l'orage avant l'orage, lent, un ventilateur qui remue l'air mollement. La fatigue de l'agitation dans le vide, muscles faibles, matière visqueuse du cerveau, gonflé de vide contre les os du crâne, face interne, les genoux non déliés aux articulations, comme si les os grandissaient encore un peu vite, alors que, pourtant, il n'est plus temps.
par Florence Girardeau ajouter un commentaire commentaires (0)   

Commentaires

Aucun commentaire pour cet article

Trackbacks

Aucun trackback pour cet article

4

Les villes et les signes. 4.

De tous les changements de langue que doit affronter celui qui voyage dans des terres lointaines, aucun n'égale celui qui l'attend dans la ville d'Ipazie, parce qu'il ne touche pas aux mots mais aux choses. J'entrais à Ipazie un matin, un jardin de magnolias se reflétait dans une lagune bleue, moi-même j'avançais entre les haies assuré de découvrir de belles et jeunes dames au bain : mais au fond de l'eau, les crabes mangeaient les yeux des suicidées la pierre au cou et les cheveux verdis par les algues.

(...)

Italo Calvino, Les villes invisibles.

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

30 ou 31

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

3

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
Blog : Guides d'achat sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus