Lundi 31 mars 2008
publié dans : Les lieux défaits
plus mais...ils vont pas... la présence, je sais pas comment on peut, mais sans être vraiment, cette personne en sorte, et à ce moment là, ligoter très longue, espèce de continuité, les indications, réinvestir l'espace, prétextes, pas reconnus, parler de ce qu'on avait déjà fait, pas là encore, la nuit, on la voyait pas, deux ou trois passages, le rapport de fiction, besoin de voir, privilégier le sol, sclérosant, fait des actions, quelque-chose pour en haut, toute seule, une personne, essayer essayer essayer, liste, se re-servir de, actions de groupe, une action pour une action, les mêmes d'autres non, justement physiquement ta main, caler quelque chose, sans rien voir de la forme, enlever la couche de représentation, je suis sûre, oui à la fois oui, sorte de représentation, limite à pas franchir, déplaçons ça, comment on l'amène,
fantôme, seau, eau, jambes très bien, mourir plus tôt, parler tout seul, idem dehors, donner manger iguane, chaud ok, cri de l'une, type d'évolution, peut être, presque mou, attention, climat, le gel du jeu, fixité avec toujours, tornade, robe dépotoir, miroir, bois, brancher, cave, action, buée emballage impôts dinosaures, butagaz, modeler bosseler, rêve est fini, perroquet, paysage trainer un corps, surface dernière fois s'extraire, allonger attention trop loin vite nécessaire, pied devant barre noire territoire.



(afm-prim)
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Mercredi 19 mars 2008
publié dans : Les lieux défaits
*jour 3 bis.

où est-il? où est-il ?
où est-il ce corps que j’avais ?
comme il n’est plus mien ; ou moi en dehors, ou moi éparpillée dans chaque CELLULE de ce corps,
comme il n’y a plus de peau, comme il n’y a que de l’air, comme il n’y a plus que des atomes
c’est ma conscience atomisée dans mes atomes et dans les atomes autour des atomes.
la globalité la sensation (mais "sensation" est trop localisé) je me heurte à quelque chose qui refuse de m’y replonger pour le traduire en mots.
plus de voix
plus de puissance musculaire du diaphragme pour expulser l’air, l’énergie ne peut plus être directionnelle sur le réseaux des muscles puisqu’elle est partie dans chaque cellule où, dans chaque cellule, elle bouille sur le mode VIBRATOIRE.
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Lundi 17 mars 2008
publié dans : Les lieux défaits
*jour 2 bis

tensions / tirer tirailler / torsader
noeud-milieu
noeud-cou
filet de pêche
boucle
ARC
masses
aplats sur certaines parties du corps. sous-tendre entre.

doigt divisé
long long doigt
 articulation / immobiles / grincent.
une cellule qui impose sa dictature
une cellule qui crie moi moi
un point évident essentiel


mon corps = une cellule qui crie moi moi


sommet-noeud-pic

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Samedi 15 mars 2008
publié dans : Les lieux défaits
*jour 1 bis

mon corps = méduse échouée
mon corps = bouchon dans la tempête
mon corps = virgule.



sieste ....
    mon corps = huit = frisson = son ======> 2 anneaux-circuit

presque froid un peu chaud
                sour...............cils
                 .        .
                  .        .    = jaune pâle
                   .               .
                       nez .     .          



ta................lons
.                    .
 .                  .         = fuchsia
  .                .
   nombril .


                        pau..............mes
                        .                       .
                          .                    .       = vert pâle élastique
                            .                 .
                               glotte   .

cour d’école le préau.




c’est la limace / sarcophage
traction
tout à coup passage d’une main
ÉVEIL
pas senti arriver pas senti parti
la sensation dans le contact
éveille la sensation de la présence qui devient lointaine mais re-ssentie
décollé
vue de haut
le traçage du sol / le battement / balayer
sentir vos deux présences mais très éloignées une très longue distance

champignon dans le grand espace
le champignon se lève
fripé tiré
cou tendu : la ridicule.
colimaçon
c’est pour quitter la mue / pied cauchemar / l’étranger bout de mon corps
mon sac mort

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Vendredi 14 mars 2008
publié dans : Les lieux défaits
*jour 3

    / mon corps=écho ou résonance

sans raison
l’échelle tremble ce poids là ce poids ci
sûr / pas sûr
plus d’horizon
je suis ton pantin de chair qui peut encore dire “je”
transfert des tensions transfert des axes
écho des détentes



je crois que c’était général, paisible et transparent, mais j’ai mélangé les jours.


bulles qui remontent à la surface de la peau. le goût qui tourne dans ma boouche. guimauve. la tête boule de pétanque. tout dans l’ombre sous le sol le nez en lumière.
enclave.
rainure.
oreilles internes comme des oui ! sans paroi entre grottes du nez interne tout en creux sous le “?”.
le visage ouvert vers les oiseaux.

    / mon corps=bien calé caché

stop
“Il faudrait parler maintenant de la décorporisation de la réalité, de cette espèce de rupture appliquée, on dirait, à se multiplier elle-même entre les choses et le sentiment qu’elle produisent sur notre esprit, la place qu’elle doivent prendre.” Antonin Artaud. stop.


action action action action 111111111 111    111     111111     111111111
mental.






*soir 3


vin.
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Jeudi 13 mars 2008
publié dans : Les lieux défaits
*jour 2

    / mon corps=un rocher près à tomber de sa falaise

rétraction de la membrane interne
        les jambes effacées
                phrases

autoportrait : deux épaules pour s’y appuyer.
on s’est bien amusé.

engourdissement, vaguelettes,
le brouillard se rassemble
je voulais bien dormir
tout ressaisir péniblement

    / mon corps=pâte molle

/mon rocher-------------------------passer par des instantanés----------------dos----------------dos--------------------------------flanc----------coude----------------------regard--------------accroupi--------------------------équilibre--------------une possibilité en attente--------------------------dicté par les conditions-----------------------------------déséquilibre dur---------------------------------------------encorepluslentementpeutêtregarderauloincommentfaire---------------------------------------transformer la matière--------------------------------le texte en main rocaille-------------------------------------------------------le texte abandonné corps à lui-même--------ma pâte molle/



soleil
disparu
4



*pas de soir 2

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4

Les villes et les signes. 4.

De tous les changements de langue que doit affronter celui qui voyage dans des terres lointaines, aucun n'égale celui qui l'attend dans la ville d'Ipazie, parce qu'il ne touche pas aux mots mais aux choses. J'entrais à Ipazie un matin, un jardin de magnolias se reflétait dans une lagune bleue, moi-même j'avançais entre les haies assuré de découvrir de belles et jeunes dames au bain : mais au fond de l'eau, les crabes mangeaient les yeux des suicidées la pierre au cou et les cheveux verdis par les algues.

(...)

Italo Calvino, Les villes invisibles.

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